22.05.2007

Recrutement à tout âge

Pour la première fois de ma vie, j'ai eu l'occasion de faire passer des entretiens d'embauches dans le cadre du recrutement d'un futur membre de notre équipe technique.

Cet exercice est assez fascinant. Outre l'objectif final qui est clair pour tous : trouver la personne qui convienne, l'entretien d'embauche mets en exergue la personnalité des candidats. On reconnaîtra le stressé, le bordélique, l'ordonné, le sérieux (crispé ?), le naturel.

Outre cet exercice entre humain, un candidat m'a fait découvrir de vivo l'existence tenace de la ségrégation à l'embauche des personnes proches des 50 ans. C'est le point principal que j'aimerais développer ici.

Je dois dire que je trouve proprement scandaleux que visiblement certaines entreprises (en l'occurrence des SSII) ne prennent pas la peine de convoquer ces profils.

Ces entreprises ont peut-être leurs excuses :

  • rythme de travail trop difficile
  • peur de la surprime au licenciement d'une personne de 50 ans et plus (contribution Delalande)
  • peur de la psychorigidité

Ces personnes peuvent pourtant porter une connaissance métier forte, un côté débrouille pointu alimenté par des années de cas terrain rencontrés etc.

Cette discrimination m'effraie véritablement. La Contribution Delalande a été de façon certaine un frein de plus à l'embauche de "seniors". Le gouvernement actuel devrait agir si j'en crois cette actualité un peu ancienne.

Je ferai peut être une suite à cette note. A ce stade je vous remercie d'avoir, je l'espère, partagé avec moi cette impression de déséquilibre injuste concernant l'embauche des personnes de 50 ans et plus. 

28.08.2006

J'ai renoncé aux 35 heures

Comment résoudre l’équation suivante :

X+maximisation (loisirs+salaires)= croissance du Produit National favorable ?

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C’est simple, la réduction du temps de travail (croissance des loisirs) est l'antinomique de la croissance des salaires et de celle de notre PIB car en vacances rien ne se fait quand personne ne remplace. Si les Français font montre de productivité, un jour de RTT ne remplace pas un jour travaillé.
 
En renonçant aux 35 heures, j’ai tout d’abord suivi une idéologie à laquelle je crois, celle du travail.Mais bien plus, je fais partie d’une entreprise qui connaît de la croissance et qui en connaîtra encore. L’acceptation de rayer les 35 heures de mon contrat (via nouveau contrat) est aussi un accord tacite avec ma Direction : " tu m’aides dans ma gestion d’entreprise, j’ai confiance en toi dans la conduite des affaires."
 Bien entendu mon nouveau contrat spécifie un temps de travail de 35 heures hebdomadaires. C'est la loi s'il n'est prévu aucun jour de repos. Etant cadre, 35 heures par semaine est une indication visant simplement à respecter la loi. Il est de mon droit de faire plus, même si le Ministère du Travail peut contester.
 
Cela me mène à l'interrogation suivante : doit-on limiter le temps de travail quand il est basé sur le volontariat* ? Cela serait le monde pensé à l'envers.medium_question_mark.2.jpg

Je ne prédis pas un grand avenir aux RTT. Cette mesure ne favorise pas la croissance ; elle compromet la production. C'est, pour moi, une aliénation.

 

* il existe des plafonds aux heures supplémentaires que l'on peut réaliser.